8.8.09

.....cla ss***hi c

k dans notre grande série inépuisable “les grands classiques de l'ennui”, on peut ajouter l'inénarrable Enfants du paradis, festival de bons mots et de rodomontades sur fond de carton-pâte. Mais c'est facile. Il faudrait un peu aller voir du côté de Renoir aussi, trop indéboulonnable à mon goût. J'ai notamment un souvenir atterré du Carrosse d'or, fable lourde et farcesque, baroque de boîte à bonbon, festival de cabotinage et de criailleries, sans parler de l'apothéose de la tarte à la crème du “théâtre dans la vie ; la vie est une comédie ; le cinéma dans le théâtre et lycée de versailles”. N'oublions pas non plus le très douteux La grande illusion, avec son personnage de gentil/faux-méchant allemand ; toute cette grotesque aristocratie militaire ; sans parler de la peinture condescendante des sans-grades. La bête humaine, sommet du réalisme poétique, est aussi à réexaminer — quoique j'aie toujours eu un faible pour Julien Carette. Ensuite mes chouchous, comme Le fleuve, qui reste dans mon esprit un vrai sommet poétique et un des plus beaux films sur l'Inde (malgré ou grâce à sa fausseté) ; La chienne parce que Michel Simon y est à son apogée. La règle du jeu, je ne suis plus très sûr : je parie que ça ne tient pas la route (trop démonstratif et théâtral) ; Boudu sauvé des eaux, idem ; French cancan, je ne l'ai jamais vraiment vu (des bouts à la télé), mais j'ai peur… La période américaine serait à revoir. Quant à La nuit du carrefour, vu dans une copie pourave de la cinémathèque, cela reste mythique dans mon esprit, mais je me fais peut-être des idées. Ensuite, il y a tout ce que je n'ai pas vu de Renoir. Hitchcock aussi, il y en a un bon paquet à jeter, mais j'y reviendrai plus tard. Finalement les cinéastes intéressants (excitants) c'est ceux dont on n'attend rien, les mal aimés dont on s'aperçoit qu'ils avaient un grain… Mais là je n'ai pas d'exemple qui me vient spontanément à l'esprit. Bon, je retourne à mon dur labeur

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