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12.7.10

S M O L D E R S !!!


je m'aperçois avec stupeur que Nuit noire (2005), l'unique long métrage à ce jour d' Olivier Smolders n'est jamais sorti en France. Je connais mal son œuvre mais je le considère a priori comme un des deux grands cinéastes belges actuels, avec Claudio Pazienza, dont aucun film n'est sorti en salle, mais qui a réalisé des documentaires complètement fascinants. De Smolders j'avais vu Mort à Vignole qui, comme la plupart de ses œuvres, souvent morbides, est un travail philosophique sur la vie et la mort, etc. Avant il avait tourné Adoration, saisissante reconstitution de l'affaire Sagawa, le Japonais cannibale qui avait assassiné sa petite amie hollandaise à Paris puis l'avait mangée (en partie). Smolders a réalisé une dizaine de courts métrages (sortis en DVD dans certains pays), plus ce long métrage, qui donne envie de le voir, si je me fie à ces deux bandes annonces (celle-ci : clic, et celle-là : clic).On peut ne pas apprécier ce mélange de préciosité, de cabinet de curiosités et de considérations d'entomologiste, mais il est désolant que des œuvres aussi recherchées restent inédites. Qu'on se le dise !

27.5.10

M. L.


en feuilletant le Tulard, dico médiocre mais parfois utile, j’ai découvert par hasard un film tchèque de 1967 dont je n’avais jamais entendu parler : Marketa Lazarova, signé par un cinéaste inconnu (pour moi), Frantisek Vlacil. Ce que j’en ai lu m’a donné envie d’en savoir plus. J’ai trouvé le film entier (mais compressé et par bouts) sur YouTube. J’en ai regardé tout de même 50 minutes (sur 160) avant de déclarer forfait car, comme je l’ai dit il y a deux jours, je n’aime pas voir les films dans de si mauvaises conditions. Une histoire de brigands et de seigneurs filmée dans la neige et située au Moyen-Age. Un petit côté André Roublev et Chevaux de feu, tournés à peu près à la même époque (bénie pour l'art). Par moments c’est aussi lyrique, grâce à la conjonction du noir et blanc contrasté, du filmage adéquatement heurté, de la reconstitution simple mais juste, de l’alternance de réalisme et de magie, d’une sauvagerie sans effets, etc. Parfois un chouïa théâtral (parfois pas du tout). Certains personnages (jeunes) sont encore trop clean, trop beaux dans le contexte, mais c’est une des rares fois où j’ai eu le sentiment qu’on y était, que j’y étais. Exactement ce que Pavel Lounguine aurait dû visionner en boucle avant de réaliser son film sur Ivan le Terrible (Tsar). A cela s'ajoute une fabuleuse musique de Zdenek Liska, sorte d’oratorio (à la Carl Orff) qui ponctue en permanence le récit divisé en chapitres. J’ai découvert que le film était sorti en DVD chez Malavida en 2009 (bande annonce : clic). C’est sûrement mieux en DVD que sur YouTube, mais j’espère encore le voir en salle un jour. Je préfère l’immersion sensorielle