k j'ai regardé par désœuvrement quelques bribes de Secret Story sur TF1. A ce moment, c'était tout de même là qu'il y avait le plus fort sentiment d'immédiateté, voire de fraîcheur. Parfois ce qui me gêne, encore plus à la télé, c'est cette impression de réchauffé, de renfermé, de vieille tambouille en boîte de conserve. C'est pour cela que j'aime plus souvent regarder des journaux télévisés, ou même certaines émissions de téléréalité. Je suis un très mauvais client des fictions au petit écran. Après, Secret Story est aussi amusant pour ses personnages. Très souvent ils portent des lunettes de soleil, même à l'intérieur. Manière de se cacher en étant exposés à la vue de tous… J'ai bien aimé leurs démêlés avec le mot "hermaphrodite" (certains disaient "hermaphrodige", d'autres carrément "mère Aphrodite"). Après j'ai bien vu quelques films, mais je n'en ai rien à dire pour l'instant.
Cet après-midi j'ai fait le consultant (amical) sur un documentaire en montage. Je me suis étonné moi-même pour mon radicalisme. J'espère que je ne les ai pas trop choqués.
Mais la chose dont je m'occupe le plus en ce moment, c'est un récit de mes séjours à New York au début des années 1980. Je n'ai pas fini mais c'est déjà bien avancé. Je ne sais toujours pas ce que je vais en faire : un roman, un essai ?
J'ai aussi créé un blog assez débile h. C'est le moins qu'on puisse dire
"il m'a fallu beaucoup contempler d'ombres pour pouvoir faire avancer mon rêve d'ombres. Et ensuite il m'a fallu beaucoup de rêve et de contemplation pour mettre les deux ensemble, et véritablement voir dans les ombres ce que je voyais dans mon rêve" C. C.
12.8.09
10.8.09
--------H--------

! à propos de film d'horreur (cf. Raqi33 h), celui qui m'a fait le plus peur de ma vie est Abandonnée du Catalan Nacho Cerda — situé en Russie mais tourné en Bulgarie avec une actrice américaine (d'origine russe, comme son personnage). Sorti l'été 2007 et passé totalement inaperçu. J'ai lu que certains l'ont trouvé ennuyeux. Moi ça m'a fait flipper longtemps la nuit (comme Le Tertre de Lovecraft)
===rien2
k semaine creuse (évidemment les moutons sont partis dans les prés). Vu tout de même Je suis heureux que ma mère soit vivante, histoire de filiation tirée d'un fait divers. Réalisation : papa Claude Miller et son fifils Nathan. Laughing Out Loud…
Pour les punir de leur bêtise il faut leur passer en boucle J'ai tué ma mère de Xavier Dolan
Pour les punir de leur bêtise il faut leur passer en boucle J'ai tué ma mère de Xavier Dolan
8.8.09
.....cla ss***hi c
k dans notre grande série inépuisable “les grands classiques de l'ennui”, on peut ajouter l'inénarrable Enfants du paradis, festival de bons mots et de rodomontades sur fond de carton-pâte. Mais c'est facile. Il faudrait un peu aller voir du côté de Renoir aussi, trop indéboulonnable à mon goût.
J'ai notamment un souvenir atterré du Carrosse d'or, fable lourde et farcesque, baroque de boîte à bonbon, festival de cabotinage et de criailleries, sans parler de l'apothéose de la tarte à la crème du “théâtre dans la vie ; la vie est une comédie ; le cinéma dans le théâtre et lycée de versailles”. N'oublions pas non plus le très douteux La grande illusion, avec son personnage de gentil/faux-méchant allemand ; toute cette grotesque aristocratie militaire ; sans parler de la peinture condescendante des sans-grades. La bête humaine, sommet du réalisme poétique, est aussi à réexaminer — quoique j'aie toujours eu un faible pour Julien Carette. Ensuite mes chouchous, comme Le fleuve, qui reste dans mon esprit un vrai sommet poétique et un des plus beaux films sur l'Inde (malgré ou grâce à sa fausseté) ; La chienne parce que Michel Simon y est à son apogée. La règle du jeu, je ne suis plus très sûr : je parie que ça ne tient pas la route (trop démonstratif et théâtral) ; Boudu sauvé des eaux, idem ; French cancan, je ne l'ai jamais vraiment vu (des bouts à la télé), mais j'ai peur… La période américaine serait à revoir. Quant à La nuit du carrefour, vu dans une copie pourave de la cinémathèque, cela reste mythique dans mon esprit, mais je me fais peut-être des idées. Ensuite, il y a tout ce que je n'ai pas vu de Renoir. Hitchcock aussi, il y en a un bon paquet à jeter, mais j'y reviendrai plus tard. Finalement les cinéastes intéressants (excitants) c'est ceux dont on n'attend rien, les mal aimés dont on s'aperçoit qu'ils avaient un grain… Mais là je n'ai pas d'exemple qui me vient spontanément à l'esprit. Bon, je retourne à mon dur labeur
J'ai notamment un souvenir atterré du Carrosse d'or, fable lourde et farcesque, baroque de boîte à bonbon, festival de cabotinage et de criailleries, sans parler de l'apothéose de la tarte à la crème du “théâtre dans la vie ; la vie est une comédie ; le cinéma dans le théâtre et lycée de versailles”. N'oublions pas non plus le très douteux La grande illusion, avec son personnage de gentil/faux-méchant allemand ; toute cette grotesque aristocratie militaire ; sans parler de la peinture condescendante des sans-grades. La bête humaine, sommet du réalisme poétique, est aussi à réexaminer — quoique j'aie toujours eu un faible pour Julien Carette. Ensuite mes chouchous, comme Le fleuve, qui reste dans mon esprit un vrai sommet poétique et un des plus beaux films sur l'Inde (malgré ou grâce à sa fausseté) ; La chienne parce que Michel Simon y est à son apogée. La règle du jeu, je ne suis plus très sûr : je parie que ça ne tient pas la route (trop démonstratif et théâtral) ; Boudu sauvé des eaux, idem ; French cancan, je ne l'ai jamais vraiment vu (des bouts à la télé), mais j'ai peur… La période américaine serait à revoir. Quant à La nuit du carrefour, vu dans une copie pourave de la cinémathèque, cela reste mythique dans mon esprit, mais je me fais peut-être des idées. Ensuite, il y a tout ce que je n'ai pas vu de Renoir. Hitchcock aussi, il y en a un bon paquet à jeter, mais j'y reviendrai plus tard. Finalement les cinéastes intéressants (excitants) c'est ceux dont on n'attend rien, les mal aimés dont on s'aperçoit qu'ils avaient un grain… Mais là je n'ai pas d'exemple qui me vient spontanément à l'esprit. Bon, je retourne à mon dur labeur
6.8.09
*****déca//danse*****
k incroyable dégringolade du cinéma d'Europe de l'Est (vu hier le hongrois L'investigateur), à part quelques rares exceptions. Espérons que l'Allemagne aura un peu d'influence sur ses voisins.
avec Goodbye Solo l'Irano-Américain Bahrani s'est vraisemblablement (vaguement) inspiré du Goût de la cerise de son compatriote Kiarostami — mais à bon escient, sans plagier éhontément
avec Goodbye Solo l'Irano-Américain Bahrani s'est vraisemblablement (vaguement) inspiré du Goût de la cerise de son compatriote Kiarostami — mais à bon escient, sans plagier éhontément
5.8.09
c - - r - - i - - s - - e
k on vit dans un monde anxieux donc anxiogène. Je ne comprends toujours pas de quelle crise on nous rebat les oreilles. Ce qui est clair c'est que ce n'est pas une crise totale. Elle touche essentiellement les pauvres et les précaires. Les riches sont juste un chouïa moins riches. Ça ne change pas grand chose pour la majorité d'entre eux. Les bourgeois n'ont quasiment pas été touchés. Notre société croule toujours autant sous l'abondance et le superflu. Les restaurants sont de plus en plus chers et toujours pleins (s'ils ne l'étaient pas ils baisseraient leurs tarifs, j'imagine). Les voitures roulent. Les gens partent en vacances. Les films n'arrêtent pas d'être produits et de sortir, de façon totalement irrationnelle, à un rythme délirant.
je ne parle évidemment pas de moi ; ma situation n'est pas mirobolante, mais elle ne l'a jamais été. La lente et inexorable érosion de mes ressources a commencé il y a au moins dix ans. Donc je suis quasiment habitué (trop d'ailleurs)…
il y aura sûrement une (ou des) catastrophe(s) finale(s), mais elle(s) ne se fera (feront) pas en un jour. Il faut du temps pour construire un désastre. Il faudrait une vraie débâcle économique + un cataclysme climatique + une guerre mondiale (atomique) + une épidémie + une pollution géante. Mais ces choses n'arrivent jamais toutes en même temps. Seulement le jour où deux ou trois d'entre elles se conjugueront…
je pense qu'il est temps de lancer le concept de la tabula rasa. "On efface tout et on recommence" : c'était un des slogans du farcesque L'An 01 des utopistes années 1970, qui n'avaient pas tout aussi faux qu'on l'a dit. En fait si on avait vraiment suivi les babas "retour à la terre", les pré-écolos (comme Reiser), les situationnistes, et divers "autonomes", le monde irait peut-être mieux aujourd'hui
je ne parle évidemment pas de moi ; ma situation n'est pas mirobolante, mais elle ne l'a jamais été. La lente et inexorable érosion de mes ressources a commencé il y a au moins dix ans. Donc je suis quasiment habitué (trop d'ailleurs)…
il y aura sûrement une (ou des) catastrophe(s) finale(s), mais elle(s) ne se fera (feront) pas en un jour. Il faut du temps pour construire un désastre. Il faudrait une vraie débâcle économique + un cataclysme climatique + une guerre mondiale (atomique) + une épidémie + une pollution géante. Mais ces choses n'arrivent jamais toutes en même temps. Seulement le jour où deux ou trois d'entre elles se conjugueront…
je pense qu'il est temps de lancer le concept de la tabula rasa. "On efface tout et on recommence" : c'était un des slogans du farcesque L'An 01 des utopistes années 1970, qui n'avaient pas tout aussi faux qu'on l'a dit. En fait si on avait vraiment suivi les babas "retour à la terre", les pré-écolos (comme Reiser), les situationnistes, et divers "autonomes", le monde irait peut-être mieux aujourd'hui
2.8.09
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